« J'avais un problème cardiaque, mais on ne me croyait pas »

“I had a heart condition, but they didn’t believe me”

Découvrez comment cette jeune mère de jumeaux a peut-être sauvé sa vie en montrant à un cardiologue un ECG pris avec sa montre Withings.

Stéphanie Leclerc, 31 ans, vit à la campagne dans l'ouest de la France, entre Poitiers et Angoulême. Comptable de formation, elle fait actuellement une pause dans sa vie professionnelle pour s'occuper de ses enfants et se remettre de l'alerte de santé qu'elle a traversée.

Un tempérament anxieux

Stéphanie admet volontiers qu'elle est plutôt anxieuse. Entre 20 et 23 ans, elle a eu plusieurs crises d'angoisse après avoir été diagnostiquée avec des extrasystoles ventriculaires, un type d'arythmie cardiaque, déclarées bénignes par le cardiologue qu'elle a consulté. Il y a trois ans, ses jumeaux sont nés à seulement 6 mois de grossesse et ont passé de nombreux mois à l'hôpital. « À ce moment-là, mes crises d'angoisse sont revenues. Je suis restée avec eux à la maison pendant un an après leur naissance. Ça m'a beaucoup fait réfléchir et penser à mes angoisses. »

En février 2020, elle a eu plusieurs petits malaises (sans en connaître la raison) puis, en avril 2020, elle a commencé à souffrir de tachycardie, ce qui signifie que son cœur bat trop vite, trop fort dans des situations où cela ne devrait pas se produire. « Ça survenait pour des raisons de moins en moins valables. Parfois, c'était aussi simple que de me lever du canapé ou de me pencher puis de me redresser. »

Élargir la fenêtre de détection

Stéphanie a décidé de consulter. « D'avril à juillet 2020, j'ai vu plusieurs cardiologues qui m'ont dit que c'était du stress parce que je n'ai jamais eu d'épisode dans leur cabinet. Mon médecin traitant m'a ensuite conseillé d'acheter une montre connectée pour voir ce qui se passait lors d'un épisode. J'ai acheté une Move ECG parce qu'elle enregistre un ECG et que l'on peut revoir les enregistrements. Après l'avoir achetée, les médecins m'ont dit que la montre ne fonctionnait pas bien parce que mon pouls dépassait 220 bpm lors de mes épisodes. C'était très difficile de ne pas être crue. »

Heureusement, elle a fini par rencontrer un cardiologue habitué à travailler avec des montres connectées. Celui-ci a pris au sérieux les symptômes de la jeune femme et les indications de la montre. Il l'a envoyée directement à l'hôpital, où elle a été observée pendant deux jours en réanimation cardiaque avant d'avoir une nouvelle crise. « Sur la table, je suis montée à 260 bpm ! Une fois qu'ils ont observé les problèmes, ils ont réalisé une ablation cardiaque immédiatement. Ils ont appliqué de la chaleur sur les parties qui empêchaient le cœur de fonctionner correctement. »

Le cœur des femmes

Aujourd'hui, Stéphanie reste sous la surveillance étroite des médecins même si elle est, en théorie, guérie. Elle garde de profondes séquelles de ce qu'elle a vécu. « J'ai fait un holter cardiaque et une épreuve d'effort en février dernier. Je dois les faire régulièrement. On m'a dit que si la tachycardie revenait, j'aurais peut-être besoin d'un défibrillateur interne. Cela m'inquiète beaucoup. J'ai toujours peur que ça recommence. Et en plus, j'ai du mal à faire confiance aux médecins car ils m'ont dit pendant longtemps que la montre n'était pas fiable et que ce que j'avais était bénin alors que ce n'était pas du tout le cas ! »

Stéphanie n'est probablement pas un cas isolé. « Alors que je racontais mon histoire à la femme qui me faisait faire mon épreuve d'effort, elle s'est mise en colère et m'a dit que si j'avais été un homme, ça ne se serait pas passé comme ça et qu'on aurait pris ma situation plus au sérieux. Elle voit beaucoup de femmes passer chez elle à qui l'on dit que c'est du stress alors que ce n'est pas le cas. »

En réalité, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde et la première cause de décès chez les femmes, c'est pourquoi Withings s'est associé à la campagne Life is Why de l'American Heart Association aux États-Unis, ainsi qu'à une association française appelée Agir pour le Cœur des femmes pour contribuer à la détection précoce des maladies cardiovasculaires chez les femmes. Si vous êtes une femme, prenez soin de vous. Si vous êtes un homme, prenez soin de leur cœur — et du vôtre !

Merci à Stéphanie pour son témoignage et la confiance qu'elle nous a accordée.